vendredi 7 septembre 2012

Les promeneurs du rail


Ils étaient plusieurs centaines, l'année dernière, à prendre les chemins de traverse, littéralement parlant.

Pas moins de 246 personnes se sont baladées sur les rails de chemin de fer belges en 2011. Deux fois plus que l'année précédente.

Envie d'école buissonnière ? Négligence ? Plaisir de braver l'interdit ?

Toujours est-il qu'à chaque fois qu'une personne est trouvée autour d'une voie par un agent sncb (la sncf locale), le trafic est stoppé dans les deux sens.

Et ce sont autant d'heures perdues dans les trajets, regrette la snob... Très exactement 31 000 minutes.

Avec ces chenapans, que fer, dirait non pas Lénine mais le chemin ? Les laisser sans voie ? Leur couper le sifflet ? Rien de tout cela. Aucune mesure de coercition ou amende n'est prévue par la loi.


Et c'est ainsi que certains mènent un train de vie dispendieux, comme aurait dit ma grand-mère épargnante.



jeudi 6 septembre 2012

Le temple du savoir


Cet endroit est, ni plus ni moins, que la bibliothèque de l'école de la grande puce. Figurez-vous que les élèves ont reçu pour consigne d'y entrer seulement après s'être déchaussé.

Le sol est, en effet, dit-elle, recouvert de tapis, tous plus beaux les uns que les autres.

Prière, donc, d'ôter les souliers séculiers qui servent à lambiner dans le bas monde. Sitôt la porte franchie, tout ne doit être que luxe, calme et volupté.

C'est en tout cas de cette manière que j'imagine sa bibliothèque.

Pas de fouillis...





Un recueillement certain...



Et une ouverture sur le monde.




Comme je confessais ces pensées à la grande puce, elle me coupa aussitôt :

"Mais, papa, nos cousins dans les Vosges, ils mettent leurs chaussons le matin dès qu'ils entrent en classe".


Une chose à sa place et une place pour chaque chose, comme dirait ma mère.

mercredi 5 septembre 2012

Champion d'air job


Parfois, au cours de débuts de soirées pâteux, j'aperçois un costume à la télévision, annonçant des chiffres et souriant. La séquence dure cinq minutes. Apparemment, il y a des millions de téléspectateurs.

Comme il y a des concours d'air guitare, avec de forts jolis modèles de post-adolescents remuant leur corps au rythme des riffs endiablés et sans guitare, on pourrait lancer le championnat d'air job.

Il récompenserait une manière de travail sans fatigue, un semblant d'emploi qui nécessite une belle présentation, des dents blanches, une constance dans la normalité.

Le lauréat en la matière serait cet être qui n'est qu'harmonie, Stéphane Jobert.

Depuis 2005, il fait l'aller-retour Paris-Bruxelles deux fois par semaine pour animer le tirage du loto belge.

Il est animateur-journaliste et "intervient pour répondre aux besoins d'entreprises et de médias" (site internet).


Ne jouant pas au loto, jamais au grand jamais (je ne tiens pas à devenir cossu), je n'ai donc aucune acrimonie envers le sieur qui annoncerait, semaine après semaine ma non-chance et donc ma non-richesse.

Voili-voilou, comme dirait ma cousine.

mardi 4 septembre 2012

Eh oh... Insultée


Désormais, vous ferez bien de surveiller votre bouche dans les rues de Bruxelles.

Depuis le 1er septembre dernier, les insultes sont passibles d'amendes de 75 à 250 euros. Surréaliste, me direz-vous ?


Au pays du capitaine Haddock qui a élevé l'injure au rang d'art, ce ne sont pas les expressions les plus fleuries qui sont visées mais bien les comportements machistes de la plus basique espèce.


Sofie Peeters s'est baladé munie d'une caméra cachée dans les rues de Bruxelles. Le résultat est un film, "femme de rue", qui montre la fréquence des comportements sexistes.

Bruxelles est la première ville belge à se doter de cet arsenal. Les amendes seront possibles si un "policier sanctionnateur" constate le flagrant délit.

En absence de flagrant délit, une enquête sera menée à l'aide de témoignages ou de caméras de vidéo-surveillance. Dans les deux cas, il faudra qu'une plainte soit déposée.

Peu efficace à l'heure où les tribunaux sont engorgés diront certains. Mais toujours mieux que rien, même si l'éducation demeure le meilleur paravent à ce type d'injures au ras de la jupe.

lundi 3 septembre 2012

Roulés dans le tabac


En cette semaine de reprise des activités normales d'une vie parentale, bref de l'école, une découverte récente m'a amené à un petit calcul tout à fait inutile.

La semaine dernière, je suis passé au Luxembourg, patrie qui débaucha Lara Fabian pour l'Eurovision 1988, remporté par Céline Dion (Suisse). 

Arrivé dans une station-service locale, je découvre une caverne d'Ali Baba pour les amateurs de café et de tabac. Des dosettes en veux-tu en voilà, des cartouches comme s'il en pleuvait et des seaux de tabac à rouler empilés à la sauvage dans des bacs.

En y regardant de plus près, je m'aperçois que les prix sont scandaleusement écrasés, que le Luxembourg est une sorte d'Andorre du Nord.

On y trouve des paquets de 19 cigarettes à 5 euros et des seaux de tabac à 35 euros. Et ces seaux permettent de rouler plus de 800 cigarettes.

Un clin d'oeil à mon voisin de caisse (j'ai finalement acheté des Pringles) pour constater qu'à raison de 27 cigarettes à rouler par jour, il venait d'acquérir 18 mois de plaisir non stop.
Le temps qu'il paie, je calculais que chaque cigarette roulée allait lui coûter 4 centimes contre 26 centimes par cigarette en paquet.


Et je souriais benoîtement, comprenant pourquoi les ventes de tabac à rouler flambent en Belgique (+ 53% l'an dernier) alors que les cigarettes en paquets ont reculé de 27%.

Tout cela était dû "aux taxes et droits d'accise plus importants dont souffrent les paquets par rapport au tabac à rouler".

En sortant de la station-service, je regardais l'étiquette de mon paquet de Pringles : 3,45 euros. Près du double du prix en supermarché. Comme il y a 90 tuiles par paquet, cela me revient à 3,63 centimes par tuile.


Moins cher que la cigarette à rouler.
Je reste donc au régime Pringles.










vendredi 31 août 2012

Jeudi sans viande


Faisons maigre. Pour notre santé et la planète, l'ozone et le CO2, c'est le bien.

Selon les chiffres fournis par les associations végétariennes, la viande serait aussi néfaste que les transports dans la création de gaz à effet de serre.

Une récente étude de l'Institut international d'étude de l'eau de Stockholm enfonce le clou : l'humanité, qui tire près de 20% de ses protéines de la viande devra faire baisser ce chiffre jusqu'à 5% si elle ne souhaite pas abandonner la nourriture d'origine animale.


Soit. Le journal Le Soir du jour nous indique que le "jeudi sans viande" pourrait se généraliser.

Cette initiative, sans doute lancée ailleurs, s'est en tout cas bien développée à Gand. Depuis 2009, la ville, a déclaré le jeudi "journée sans viande".

Bigre, pourquoi le jeudi ? Par élimination, pardi. Comme le lundi c'était ravioli, le mercredi repas à la maison et le vendredi poisson, restaient le mardi et le jeudi.

Il apparaît que le mardi est le jour du légume... Va pour le jeudi alors.

Les restaurants du personnel de la ville de Gand s'y sont mis. Plus d'une centaine de restaurants de Gand ont embrayé et proposé des menus et plats végétariens. Il paraît que l'affluence ne faiblit pas les jeudis et que l'initiative fait des petits au point de figurer comme une des particularité de la ville dans les guides.





dimanche 26 août 2012

La folle journée musicale de Beloeil


Extraordinaire journée ce samedi au château de Beloeil.


Tout était réuni : nous étions en famille, tous les cinq pour aller écouter de la musique classique durant un marathon des notes de 15h à 23h. En outre, il faisait beau.

La particularité de la manifestation, ce sont ses sept scènes disposées dans l'immense parc du château et autant d'ambiances musicales.





Sur chaque scène, deux artistes jouent en alternance toutes les heures à 15, 16, 17, 19, 20 et 21h. Comme chaque programme dure 45 minutes, nous avons le temps de nous rendre d'une scène à l'autre.


Le "carnaval des animaux" par ci, de la bombarde et du biniou breton par-là, l'orchestre de chambre de Wallonie qui entonne, en compagnie d'un accordéoniste et d'un guitariste un concerto de Piazolla, du piano à quatre mains, un pianiste qui nous explique Debussy, des funambules, d'étrangers animaux...






A 18h, les spectateurs se regroupent devant la grande scène pour vibrer aux accords des musiques de films et autres pièces revisitées par trois jeunes et virevoltants violonistes belges.



Ecouter de la musique en plein air, paisible, avec les odeurs et les sons de la nature (le vent sifflait pas mal dans les branches) au fur et à mesure que la nuit tombe, expérience magique...






A 22h, nous avions rendez-vous avec Carmen jouée par l'orchestre philharmonique royal de Liège.

Les enfants ont beaucoup aimé, la puce a adoré, les garçons furent patients et enjoués, madame aux anges. Quant à moi, la promenade musicale fut un enchantement proche de la journée parfaite, d'autant que l'herbe du parc venait juste d'être coupée.

Un festival des cinq sens en somme, comme aurait dit Camille.