Chers lecteurs de passage, je ne vous ai pas oubliés. L'arrivée en Belgique fut administrativement compliquée, les activités prirent du temps à démarrer. La famille s'adapta progressivement à un nouveau espace et des conditions de vie différentes.
Je tentai bien de démarrer un blog. Mais il n'était pas aussi stimulant que Potomac micmac, lancé aux Etats-Unis et qui a vécu durant quatre ans. Peu à peu, le désir de faire vivre ce blog diminua. Mais l'envie de partager des idées et des informations demeure.
Désormais, vous pouvez me retrouver dans un blog à quatre mains rédigé autour de la cuisine. Il s'appelle Les déjeuners du dimanche et il est ouvert tous les jours de la semaine.
A bientôt et au plaisir de vous y retrouver.
Yibus
mardi 18 juin 2013
jeudi 18 octobre 2012
L'homme sans sourire
Dimanche, il a remporté la plus grande ville de Flandre, Anvers.Son parti, l'alliance-néo-flamande, est en tête au nord de la Belgique, onze ans seulement après sa création.
Son aura est immense, il est apprécié chez les Flamands, écouté et craint chez les Wallons. Son discours, direct et franc, plaît aux médias et aux électeurs.
Il ajoute une volonté de fer à son discours musclé, en passant de 140kg à 80kg entre novembre 2011 et septembre 2012. Son livre racontant en détail son régime massif est un succès de librairie.
Il a tout pour être -politiquement- heureux.
Et pourtant. Dimanche soir, Bart de Wever ne souriait pas. Durant la marche de deux kilomètres qu'il a effectuée jusqu'à l'hôtel communal, entouré de ses partisans, il ne s'est jamais départi d'un air pincé, inquiet, grave. Au moment de son discours, il s'est emporté contre un ingénieur du son qui avait laissé trop longtemps une chanson. "Eteins-moi ça, idiot !".
Comme dirait mon cousin, qui venait d'écouter Jacques Brel, la Belgique est un terrain vague où des minorités se disputent au nom de deux cultures qui n'existent pas.
mercredi 3 octobre 2012
Amoureux pas collants
lundi 1 octobre 2012
La douzième plaie de Belgique
Eh bien, pas plus tard qu'hier, manifestation à Paris et Bruxelles du Front de gauche et son équivalent belge, contre l'austérité, les dettes et les traités contre les maltraités.
Quelques milliers de personnes en face du Palais de Justice. Des petits paquets distribués, pour laver plus blanc que blanc dans la grande lessiveuse à euros.
De la poudre aux yeux ? Que nenni.
Car figurez-vous que jeudi dans la commune d'Uccle, là-même où Bernard Arnault a prévu de s'installer pour couler une juste et miséricordieuse retraite, le ciel s'est ouvert et a lâché des tombereaux d'eau en à peine dix minutes.
mardi 25 septembre 2012
Vitrines
jeudi 20 septembre 2012
Les communales, ça l'affiche mal
Le 12 octobre prochain, se tiendront les élections communales en Belgique.
Les électeurs sont appelés à voter (c'est obligatoire) pour des listes et des individus avec possibilité de panacher selon leur souhait. Bref, une procédure assez compliquée dont j'aurai l'occasion de vous reparler.
Car ces communales auront une forte portée politique nationale selon le succès relatif (ou pas) du parti indépendantiste flamand, le N-VA.
En attendant, les candidats rivalisent d'originalité et parfois d'un goût exquis dont les journaux font leur miel. Entre les lip-dubs plus ou moins réussis, devenus la tarte à la crème du candidat anonyme, une promesse étonnante et les parrainages originaux, on ne sait plus où donner de la tête.
Et quand les candidats de la liste ne peuvent tous être présents pour l'image, on photoshope à tout va.

Voili-voilou, la politique est une vocation bien prenante, disait mon voisin de Sciences-Po avant d'aller signer sa carte du RPR.
mardi 18 septembre 2012
Banal + se prend les pieds dans la marionnette
Vraiment, c'est-y pas possible, ce que sont devenus ces Guignols.
Autrefois, dans une jeunesse étudiante passée, ils faisaient mon bonheur. Le rendez-vous du soir était un plaisir rigolard.
A l'aube de l'âge adulte (que je situe dans ma trentaine), je les ignorais, ayant bien mieux à faire à cette heure-là.
Entre 2007 et 2011, au fond de mon Washington, il m'arrivait de les surprendre au coin d'une conversation avec le bon ami qui les citait parfois. Je jetais alors un oeil morne sur un humour qui me navrait (à vrai dire, le commandant Sylvestre me manquait).
Et puis, voilà-t-y pas qu'à l'occasion de l'affaire Bernard Arnault, il leur prend l'envie subite (comme la mort) de guignoliser le 1er ministre belge. Résultat, une catastrophe, le Fukushima de l'imitation.
La marionnette est totalement ratée, pas du tout ressemblante à l'original. Mauvaise caricature où seul le noeud papillon renvoie à Elio di Rupo.
L'accent qu'on lui prête ensuite, un accent wallon qui n'est pas du tout le sien.
Enfin, les propos, le sempiternel "une fois", l'allusion aux frites, bien trop cuite cette pauvre imitation.
Bref, ces Guignols sont devenus de bons beaufs, incapables de renouvellement, d'une platitude consternante. Bons à jeter à la poubelle.
(D'ailleurs, qui est ce présentateur de JT à la mine de papier mâché ?)
Voili-voilou, heureusement que l'habit ne fait pas le moine, disait ma tante en parlant de son gendre, fringué comme un misérable mais qu'elle appréciait malgré tout.
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