lundi 17 septembre 2012

Dimanche sans voiture


C'est devenu une tradition à Bruxelles, le deuxième dimanche de septembre est interdit aux voitures.

Hormis les bus (gratuits) et les professionnels (taxis, ambulances...), point de quatre roues sur les voies publiques. Pas d'essence et une drôle de sensation, le matin en se réveillant, de silence généralisé.

En revanche, les vélos ont envahi le bitume. Il paraît que dans le centre-ville, des bouchons se sont formés comme aux plus belles heures des retours de week-end parisiens.


Remarques : 
- Les vélos font tout de même un drôle de bruit de frottement.
- Il y a de moins en moins de patineurs en ligne.
- De drôles de machines font leur apparition.



Quant à nous, ce fut vélo pour le benjamin (qui a appris récemment) et grande balade à bicyclette pour les deux grands qui nous ont précédés en allant au parc.


Voili-voilou, on pourra dire que c'était un dimanche en roue libre.

samedi 15 septembre 2012

Pierre d'abstinence volée... Le mystère plane


Il me surplombe même, ce mystère, tant je ne trouve point de réponse à cette énigme. Qu'est-ce qu'une pierre d'abstinence ? J'ai beau regarder sur tous les moteurs de recherche planétaires et martiens, je ne trouve rien, absolument nada sur la "pierre d'abstinence".

Et pourtant, elle a l'air fort précieuse cette pierre-là. Si nécessaire, même, qu'un jeune homme de 23 ans s'est fait arrêté hier en flagrant délit de vol d'icelle dans une boutique de numérologie de Liège. Premier indice.

Deuxième indice, il l'avait volée en compagnie de bagues dans un coffret.

Et dernier indice, il voulait l'offrir à sa petite amie, hospitalisée.


Est-ce que la pierre d'abstinence serait une sorte de symbole marquant l'abstinence sexuelle entre deux êtres purs et chastes se réservant pour le vrai amour, mouvement galopant aux Etats-Unis ?




Un genre de bague de Ré avec maxi-pouvoirs cachés et très puissants ?





Le pendant de cette pierre sculptée ?



Ou encore une pierre de cette série (en basalte) conçue pour le massage ? Pratique qui, me direz-vous, peut être glorifiante en cas d'abstinence...




Réduit aux supputations, je patauge dans l'incertitude la plus complète.


Voili-voilou, et rappelez-vous que l'abstinence totale est plus facile que la parfaite modération, disait le bon Saint-Augustin.

vendredi 14 septembre 2012

La terre tremble en Belgique



Tremblement de terre cette nuit, aux alentours de 3h06 en Belgique.


Je n'ai rien senti.

Je dormais à cette heure-là.

Et puis le séisme s'est produit dans le Hainaut, à 93km de mon lit.

Et puis, la magnitude était de 2,5.


Cela fait 20 ans qu'il n'y avait pas eu de tremblement de terre signalé dans la région.


Voili-voilou... "Et pourtant elle bouge", avait soufflé mon grand-oncle de retour du Japon où ses cours de calligraphie ont été difficiles à suivre, entrecoupés de multiples secousses sismiques.

jeudi 13 septembre 2012

Simenon m'était conté



Très belle découverte ce matin, en parcourant la toile. Je tombe sur un papier de Slate.fr qui s'interroge sur la fécondité -littéraire- de Simenon.


Comment le grand écrivain belge -un de mes préférés, sinon le- est-il arrivé à pondre autant de romans et d'écrits (plus de 180 romans et 158 nouvelles) ?

C'est dans un article de Paris-Match qu'il détaille son quotidien, les journées millimétrées et les séances d'écriture de 6h à 9h du matin. Un tel rythme, sortir un roman en dix jours, créer un monde, des attitudes, une palette de sentiments, me sidère toujours. Cela réclame une telle concentration que les règles de la nécessité doivent jouer. Le besoin d'écrire.

Simenon me donne l'impression, d'avoir vécu un condensé de cent vies en écrivant et réécrivant la sienne.


Voili-voilou, si j'arrive à lire cinq pages le soir avant de dormir, c'est le bout du monde, me disait ma mère quand j'étais adolescent.

mardi 11 septembre 2012

Bd en trois dimensions


Bruxelles, capitale de la BD et fière de l'être. Toute l'année, on peut admirer plus de soixante façades recouvertes des héros de bandes dessinées créés dans le plat pays. Merveilles en couleurs qui surgissent au coin de la rue.




Et depuis quatre ans existe le Balloon's day, le jour où les personnages de papier ont en assez d'être à plat et veulent prendre l'air.

Gonflés d'importance et d'hélium (ils mesurent près de 20 mètres de haut), ils survolent la ville, suivis par 40 000 spectateurs, dans un long cheminement qui me laisse rêveur.









Voili-voilou, "j'aime trop les Lucky Luke", rigole la grande puce en se plongeant dans l'intégrale du cow-boy.

lundi 10 septembre 2012

Avec les frites, votre cerveau s'effrite


Terrible publication dont madame m'a communiqué, dans sa grande sagesse un peu perverse, les résultats ce matin.


Une étude de l'université d'Aberdeen indique que les graisses saturées contenues dans les frites peuvent détruire les parties de notre cerveau responsables de l'équilibre alimentaire et perpétueraient alors l'obésité.


Bien... A partir de demain, les frites seront cuites, désintégrées, expédiées dans l'espace, bannies à jamais de notre cuisine, ce qui devrait protéger ad vitam aeternam notre cerveau.


Et je propose de remplacer ce plat du diable par d'autres mets délicats : par exemple, ces divines mygales frites dont madame et le grand garçon ont adoré croquer les pattes craquantes au Cambodge.





Voili-voilou, ne vivons pas sur notre graisse, comme mon arrière grand-père l'écrivait à sa tendre mégère qui dépensait sans compter l'argent du foyer.

samedi 8 septembre 2012

Merci Bernard

Or donc, Bernard a décidé de s'implanter en Belgique.

Quel geste généreux de sa part. Parcourir les trois heures séparant sa résidence parisienne de -au hasard- Uccle -où se trouve 80% de la communauté française de Bruxelles, à proximité du lycée français-, oser s'aventurer au-delà de la frontière du nord, voilà qui renforce mon admiration envers ce polytechnicien atypique.

Considéré dans le monde des affaires comme le grand requin blanc, le dépeceur d'entreprises par excellence, Bernard, le représentant du luxe à la française, quatrième fortune mondiale, n'en a cure.


Et pour mieux prouver son attachement quasi viscéral au pays d'Eddy Merckx, Bernard souhaite même en prendre la nationalité. Quelle élégante façon de s'enraciner durablement dans une patrie que d'apporter sa modeste obole pour aider l'Etat à traverser cette crise économique !

Quand même, changer de nationalité à 63 ans, il faut le faire. Que se passe-t-il dans sa tête ?

Nous aurons sans doute l'occasion d'en deviser en taillant une bavette ensemble quand son épouse Hélène, pianiste émérite, jouera un petit "quatre mains" avec la grande puce à la maison.

Encore merci, Bernard, pour les valeurs que tu incarnes et welcome to Belgium.


Edit de 18h21 : Bernard dément avec la dernière ardeur vouloir s'exiler dans le plat pays pour de basses raisons fiscales. Il dit simplement désirer obtenir la double nationalité franco-belge.
C'est tout à son honneur. Je sais que, par pudeur extrême, il cache un attachement lointain au pays où règne en maître son ami, l'investisseur et néanmoins baron, Albert Frère.


Voili voilou... L'argent appelle l'argent, comme dirait mon cousin, feu trader étoile à Londres (revenu à Paris au CIC en 2009).