lundi 6 octobre 2014

Marathon de Bruxelles : fait et bien fait

Dimanche 5 octobre, marathon de Bruxelles couru en 4h08.

Satisfaction totale d'un moment exceptionnel qui fut un mille-feuilles d'amitié, de plaisir de courir, de difficultés physiques et de bon serrage de dents mental mais jamais, jamais de doute sur le fait que je finirais.

Elle est là, sans doute, la première leçon à tirer de ce deuxième marathon.

Un compte-rendu plus détaillé au prochain épisode, en attendant que les les jambes finissent de déguster.

dimanche 28 septembre 2014

Dernière semaine avant le marathon

Bon, bah voilà, quoi, on y est… La dernière semaine.

Hier, j'ai couru 1h20, très tranquille, dans le bois de la Cambre proche de chez moi et où l'on passera dimanche prochain, sur les coups de 9h45, en compagnie de 2500 coureurs.

Je regardais l'asphalte avec un petit frisson d'émotion, genre "c'est là que je vais passer la semaine prochaine", comme si c'était unique et brillant.

Alors que… Ce sera unique et brillant.

Etonnant, surprenant, ébouriffant... Bref, un deuxième marathon, j'ai envie de filer la métaphore en disant que c'est comme le deuxième saut en parachute. Tu sais ce que c'est et donc tu es un peu en-dedans… Ou pas.

On verra ce que ça donne, c'est tout ce que j'ai envie de dire. L'entraînement s'est bien passé, globalement, j'ai couru dans une dizaine d'endroits nouveaux cet été en Espagne et au Portugal (et ça, ça donne la pêche) et je n'ai pas fait le foufou en faisant un 10km à vive allure une semaine avant le grand rendez-vous.

Autant dire que j'ai été prudent. Alors, que faire dimanche prochain ? Continuer la prudence en essayant de terminer dans de bonnes conditions (physiquement) et tabler sur un peu moins de 4h30 ? Ou bien, prendre un peu plus de risque et me lancer sur un chrono de 4h15 avec risque de surchauffe et d'explosion avant la ligne d'arrivée ?

Je ne sais pas encore… J'ai encore quelques jours pour réfléchir. Et me projeter sur cette fameuse ligne d'arrivée.

mardi 23 septembre 2014

Marathon et sinusite

Je cherchais les moyens (tout à fait légaux) d'être en forme le jour du marathon, qui approche, qui approche à grands pas. Plus que deux semaines.

J'écris à des amis dans l'entourage et un ami, de moi cher, me répond qu'il prend deux Ibuprofen avant la course et deux pendant le marathon.

L'idée, me dit-il, est d'éviter trop de douleurs aux jambes et à son genou récalcitrant et de finir en bonne condition.

Après quelques requêtes sur Internet, je découvre que l'affaire n'est pas idéale pour la santé.

Les docteurs disent, qu'en gros, pour une course, ça peut passer mais que l'objectif des anti-douleurs n'est pas de masquer la douleur car elle pourrait s'aggraver durant le course et le corps s'en ressentir pendant bien plus longtemps que s'il n'y avait pas eu d'anti-douleur.

Le choix est alors cornélien pour les coureurs :
- abandonner quand on a très mal aux jambes (au-delà du dépassement physique).
- ou bien ingurgiter les médicaments et poursuivre avec cette épée de Damoclès du sur accident au-dessus de soi.

Que faire ? J'ai résolu cette question en décidant de ne rien prendre avant la course et de faire du mieux que je pouvais pendant. L'objectif est, tout de même, de me maintenir en bonne forme ET santé physique et, accessoirement, d'améliorer mes chronos (enfin, pas tout à fait accessoire, cette histoire de temps, tout de même).


On en reparlera dans quinze jours, à une dizaine de kilomètres de la ligne d'arrivée, quand je taperai sur le "mur".

En attendant, je me tape une bonne sinusite qui nécessite une dizaine de jours de traitement.

PS : les entraînements de la dernière semaine se sont bien déroulés… Dimanche, couru 2h30 sous une pluie battante en montée et en descente. Un véritable bonheur !


dimanche 14 septembre 2014

Plus qu'un mois avant le marathon

Quand je dis un mois, hum hum, ce n'est pas tout à fait ça.

En fait, le marathon de Bruxelles est le 5 octobre prochain, ce qui fait qu'il me reste un plus plus de trois semaines d'entraînement.

Et les dernières semaines ont été tout à fait productives.

De retour à Bruxelles, les entraînements se sont succédé les uns aux autres (avec tout de même les deux jours d'écart réglementaire), sans grande fatigue, malgré une plus grosse charge de travail par ailleurs.

Enfin… Je dis "malgré", je devrais dire "grâce à" car je sens une nouvelle énergie me gagner au fur et à mesure des jours. Plus d'articles à écrire, de recherches à faire pour des journaux et des sites d'information français, un beau guide "s'installer à Bruxelles" à préparer et écrire en quatre mois... Pour tout dire, professionnellement, je suis aux anges.

Et ça se ressent sur la route. Les dernières séances longues du dimanche se sont passées à merveille.

Dimanche dernier, j'ai quitté le chemin habituel et je m'en suis fort bien porté. Au bout d'un peu plus de 2H15, j'étais de retour à la maison, fatigué et content.

Et ce matin, je me fais un aller-retour de 2h30 avec une bouteille de eau vitaminée et minéralisée. Tout s'est bien déroulé, j'ai croisé pas mal de coureurs qui devaient, eux aussi, préparer le marathon ou le semi-marathon. Une confraternité qui fait chaud au coeur alors qu'il pleuviotait.

Ah, j'oubliais, le grand plaisir n'est pas que solitaire. Hier, j'ai couru avec les enfants plus le fils d'une amie pendant vingt minutes autour des étangs pas loin de chez nous.
Encore quelques séances d'entraînement pour qu'ils apprivoisent la distance de 5km… très long pour la puce, un peu moins pour le grand et beaucoup plus facile pour le benjamin qui se balade sur les chemins.

mercredi 27 août 2014

Douleurs aux ischio-jambiers

Les vacances sont terminées depuis une semaine.

Sept jours pour se couler dans le rythme de la rentrée en douceur (en fait, pré-rentrée car les enfants reprendront l'école début septembre)… Et sept jours pour reposer un corps sans doute un peu trop sollicité pendant notre périple.

Vendredi 15 août : à Pampelune, bonne séance de fractionné dans un parc récent.

Dimanche 17 août : dans le Cher, belle ballade de deux heures entre villages et forêts.

Lundi, des douleurs derrière la cuisse droite. Les ischio-jambiers, sans doute. Je décide de ne pas courir pendant quelques jours et donc de manquer les deux séances en semaine.


Samedi sur les coups de 17h, je pars avec le trio trottiner le long des étangs. Les enfants préparent le mini-marathon, une course de 4 km qui partira une demi-heure après le marathon.

C'est agréable, tranquille pour les garçons mais pour notre adolescente, l'effort est plus violent. Elle s'arrête, essoufflée, au bout d'un quart-d'heure de course. Pendant le prochain mois, je vais y aller plus progressivement pour qu'elle éprouve du plaisir à courir et de la joie à terminer.

Dimanche, je m'en retourne sur les chemins du bois de la Cambre et les rues d'une Bruxelles endormie. Il est 7h et quelques voitures s'éveillent. Une heure et demie plus tard, je reviens à la maison avec une tension derrière cette cuisse droite et au mollet. Hum hum, il va falloir y aller molli durant ce dernier mois d'entraînement.

Mardi matin, à sept heures, départ pour une petite heure de footing paisible le long des étangs. Je me sens bien malgré la tension toujours présente.

Désormais, l'objectif est de poursuivre mon entraînement selon le plan adopté (trois séances par semaine) en diminuant la vitesse lors du fractionné, qui pourrait aggraver les douleurs de l'ischion-jambier.

dimanche 10 août 2014

Boire et courir (il ne faut pas choisir)

Grand, vaste et délicat sujet que celui des boissons alcoolisées et de la course.

Interdire toute prise d'alcool au motif que l'ont gambade plusieurs fois par semaine ? Certains amis l'ont fait, durant la préparation d'une épreuve au long cours (semi, marathon…) et ont ainsi joué la sobriété pendant les quelques dix ou douze semaines avant la course.

Je ne suis pas de ces tempérants rigoureux, ces moines de la course que je respecte par ailleurs. Sans verser dans la dégustation alcoolisée à tout crin, la méthode alimentaire que je suis depuis quelques 15 mois m'autorise à boire quelques degrés au-dessus de zéro une fois par semaine… Le jour où l'on peut manger ce que bon nous semble.

Et comme ce jour s'avère tomber un samedi la plupart du temps… Et que la sortie longue se trouve être le dimanche, c'est tout bénéfice. Buvez, éliminez comme ils disaient dans la pub pour une eau minérale.

Et comme nous sommes à Porto, le slogan est tout à fait d'actualité. Jugez plutôt de ce samedi. Visite d'une cave en début de matinée avec dégustation de deux verres de Porto (un blanc + un rouge) à 10H30. Puis une Capirinha à l'heure de l'apéritif dans le magnifique café Le Majestic et enfin, deux verres de vinho verde, légèrement pétillant, sur les coups de 20h.

La coupe était pleine, si je puis dire, pour partir à l'assaut des quais de Porto de bon matin. Départ à 7h de notre appartement, puis 1h45 de course le long des quais des maisons de Porto encore endormies, vers les plages de la ville pour finalement me retrouver en face de l'océan, vent de face. Diantre, que ce fut bon, et l'entraînement et la journée de la veille.

N'oublions pas, pour faire bonne mesure :

- Un entraînement de 1h à Lisbonne mardi dernier.
- Un entraînement de 1h en fractionné vendredi à Nazaré, le long de la nationale, entre pots d'échappement et pinède.

lundi 4 août 2014

Le pont de Lisbonne

Hier, c'était jour de sortie longue. Pour ceux qui n'ont pas le plaisir de préparer une course plus ou moins longue, disons qu'une fois dans la semaine (et de préférence le dimanche), il faut se coltiner quelques dizaines de minutes de plus que les autres jours à courir.

Et quand on prépare un marathon, la base, qui augmentera de 5 à 10 minutes chaque semaine, est fixée à 1h30.

Bref, hier à l'aube, je m'extirpais sur les coups de 6h30 du lit pour aller trottiner le temps d'un film de série Z moyen, soit 1h35.

Et comme nous étions à Lisbonne, dans un quartier perché sur une colline, vous voyez le dessin ; il fallait descendre puis remonter. L'idée était d'aller sur les quais, face au Tage, et de se laisser aller jusqu'au pont du 25 avril qui enjambe la rivière le plus à l'ouest.

Aller-retour, la balade dura un peu plus que le temps dudit film (on va dire que je restais jusqu'au bout du générique de fin) et fut en tous points réussie. Plus le pont se rapprochait, plus la foulée était jouissive. D'autres plaisirs instantanés vinrent s'ajouter à ce début de matinée.

- Déjà, il faisait doux.
- Ensuite, il y avait fort peu de voitures, donc point de dioxyde de carbone à s'enfiler par le nez et la bouche.
- Enfin, je croisais deux fêtes et leurs fêtards, les restes de bière.

En rentrant à la maison, j'allais chercher les petits pains complets en sueur. Mon bonheur l'était aussi, complet.